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Les caractéristiques d'une opposition politique : cas du Bénin vue par l'Honorable Guy MITOKPÈ

Le Bénin est ce pays africain qui a fait montre de cette bravoure en début de démocratie. Aujourd’hui l’opposition béninoise bat son plein avec l’intégration de jeunes acteurs politique qui se donnent corps et âme à remplir leur tâche. Dans cette lancée nous avons, sur ce blog l’occasion d’échanger avec l’opposant Guy MITOKPÈ, membre du groupe parlementaire *La Voix du Peuple* et  faisant partie de la Commission des Lois à l’Assemblée Nationale. 

*L'opposition désigne l'ensemble des mouvements qui contestent les décisions des détenteurs du pouvoir.* L'opposition est cette roue qui permet au pouvoir ou regime en place de rester dans les normes tout au long de sa gestion.  Elle est cette rambarde qui crie haut et fort quand il le faut, les revers du pouvoir en place et annihile un abus de prise de décisions du pouvoir par la majorité parlementaire ou la mouvance .
 Ce qu'en pense notre invité, 👇

Rbk Laureline : Qu’est-ce que l’opposition politique ?

Guy MITOKPE. Pour moi l’opposition politique, est un ensemble d’actes politiques qui visent la désapprobation, ou qui ne sont pas en accord avec le régime en place ou le groupe de personnes qui dirige le pays en ce moment. Donc on est opposant à un régime, à une politique, à une manière de faire. Et pour le moment nous sommes opposants de l’actuel régime. 

Rbk L. Quelle différence existe-il entre l’opposition parlementaire et l’opposition politique ?

Guy MITOKPÈL’opposition d’une manière globale, c’est tous ceux qui ne partagent pas la même vision comme ceux qui dirigent le pays. Alors, lorsque vous êtes au sein d’un parti politique ou d’un regroupement politique, et que vous ne partagez pas les mêmes points de vue politique, stratégiques, techniques  sur les questions de développement avec un régime, on est opposant.
Mais maintenant, lorsque vous êtes opposant de cette manière et que vous avez des députés à l’AN,  si ces députés partagent  les mêmes points de vue que le parti en question, ce sont les députés de l’opposition. On parle des députés de l’opposition parlementaire parce qu’ils ne font que porter la vision de leur parti, de leur regroupement  contre les députés  qui ont choisi d’épouser les manières de faire de ceux qui sont au régime. 
Et naturellement, les députés qui sont de l’opposition ont des manières de faire contraire à ceux qui sont de la mouvance. Donc la politique de ceux qui sont au niveau du pouvoir : soutenir les propositions et les projets de lois qui viennent de la part du régime. Ils s’en font  les défenseurs au sein de l’Hémicycle. Vous savez aussi dans une démocratie le milieu et le lieu où la politique se fait le mieux c’est heureusement ou malheureusement au sein de l’Hémicycle à l’AN.  
Donc les députés sont les porteurs d’une vision, d’un projet. Même si le mandat est un mandat impératif, tous les députés travaillent pour la République. Mais les députés émanent d’un groupe de parti politique et actuellement influencés  et impactés par les manières de faire de ce groupe. 

Rbk L. Vrai opposition au Bénin ? Peut-on le dire ?

Guy M. Il y a à constater aujourd’hui qu’issu d’un ensemble de 83 députés il y a une belle tête qui décide de ne pas partager la même vision que le régime. Donc nous faisons ce que nous pouvons avec les arguments que nous pouvons et les documents que nous avons sous la main. Mais nous devons pouvoir comprendre que, que ce soit un député de la mouvance ou un député de l’opposition, ce qui devrait être un sujet majeur c’est l’intérêt de la nation.

Est-ce que les députés jouent bien leur rôle ou pas, que ce soit les députés au sein de la mouvance,  nous devons travailler ensemble pour soutenir l’intérêt général au cœur de nos actions. Ce ne  doit pas être seulement des points de vue ou des choses que nous disons parce que nous les avons perçus dans les livres et qu’à un moment venu c’est devenu comme des slogans, (NON je crois pas) mais nous devons pouvoir épouser cette vision, c’est-à-dire la vision qui nous permet de travailler d’abord pour le Bénin.
Et on peut être de l’opposition et travailler pour le Bénin ! Parce que ceux qui sont du pouvoir peuvent chercher à glisser des choses insidieuses, malicieuses pour que ces ces choses puissent aller contre le peuple. Même si elle sera battue à travers un vote, elle doit  pouvoir brandir, doit pouvoir commenter son point de vue et pouvoir dire au peuple, voici notre position, pour le présent et pour la postérité afin que demain l’on puisse se souvenir de ceux qui ont pris position pour que le pouvoir ne puisse pas brimer la population.
Donc est-ce-que l’opposition joue son rôle convenablement, tel que l’esprit au départ de l’opposition  le suggère ? Personnellement je peux dire oui. Nous travaillons pour que la Voix des sans Voix puisse être représentée, pour que le pays ne puisse pas être berné, et nous travaillons pour qu’on ne puisse pas abuser de la démocratie …

Rbk L. Opposition rime-t-elle avec adversité ?

Guy M. Naturellement ! Si vous avez dit inimitié, je vous dirai non. Parce qu’en politique on peut être ennemi. Mais l’ennemi en politique très souvent vient de l’extérieur. C’est-à-dire si notre pays est attaqué. Ceux qui attaquent notre pays sont nos ennemis. Mais je ne pense pas que la notion d’inimitié ou d’ennemi puisse être conforme à l‘esprit de la bataille politique en interne. L’esprit de la bataille politique en interne cadre avec l’adversité. Naturellement les députés qui sont au sein de l’Hémicycle et qui ne tiennent pas les mêmes propos que nous sont nos adversaires politiques.  Cela voudrait dire que nous travaillons tous sur des projets, sur des propositions, sur des points de vue, sur des analyses, des raisonnements afin que nous puissions proposer le meilleur raisonnement, ou le meilleur bénéfice ou la meilleure production pour  le Bénin.
Mais lorsque des groupes  de personnes travaillent, dépensent des énergies et mettent tout en œuvre pour que, c’est d’abord leur intérêt qui passe avant les intérêts du peuple, je pense que ce ne n’est pas ce que nous recherchons ! Ainsi,  pour moi en politique, lorsqu’on ne partage pas les mêmes points de vue politiques, on est des adversaires politiques.  L’adversité ne doit pas faire peur. Parce que  la vie elle-même est adversité à tout point de vue …Il y a le combat partout même dans la vie de tous les jours…La notion de combat ne doit pas nous faire peur. Mais être ennemi en politique en interne, nous devons pouvoir, autant que cela dépend de nous, tout faire pour devoir l’éviter. Parce que les frères ennemis, c’est ceux qui s’attaquent à nos valeurs, à nos principes à la fortification de notre République… 

Rbk L. Qu’est ce qui fait d’une opposition une opposition et d’une mouvance une mouvance ?

Guy M.  Oui, d’abord, c’est des questions d’intérêts ? Que cela ne nous fasse pas peur. Maintenant, il s’agit de l’intérêt à l’endroit de qui ? Les opposants vous diont qu’ils travaillent pour l’intérêt du peuple. La mouvance vous dira aussi qu’elle travaille pour l’intérêt du peuple. Donc la question de mouvance ou d’opposition est une affaire tranchée autour de la notion d’intérêt.

Rbk L. Intérêt pour qui ? Pour le peuple ? 

Guy M. C’est-ce que je dis ; au départ c’est une question d’intérêt. Maintenant dans l’évolution des choses on arrive à situer véritablement ceux qui se battent pour l’intérêt du peuple ou pas ! Mais au départ on retient que c’est une affaire d’intérêt. Dans ce cas, est-ce qu’il s’agit d’intérêt pour le peuple ou est-ce des intérêts partisans ?  A chacun de réfléchir et de trouver la solution. 

Rbk L. Un bref regard sur l’opposition béninoise...

Avant tout il faut savoir que Notre Démocratie a marché. Et si elle marche cela voudra dire que chaque compartiment joue bien son rôle, que les opposants jouent leurs rôles et ceux de la mouvance joue leur rôle aussi. Une fois que la notion d’alternative, de changement, d’évolution intervient dans un processus démocratique, c’est que l’opposition marche. 
Par exemple de 91 à 96 (au Bénin ), il y eu alternance au sommet de l’Etat. C’est l’opposition qui a fait partir une mouvance.  Et cela a été même une des premières fois sur le continent africain… Donc il y a une sorte de vivacité, une sorte d’existence de l’opposition qui permet à un pouvoir qui est en  train de finir de comprendre que même si je veux, je ne peux plus me maintenir, je suis arrivé à échéance parce que les textes qui régissent notre Constitution disent qu’on ne peut pas faire plus de deux (02) mandats... C’est l’opposition, la société civile, la qualité des Institutions qui permettent qu’il ait cette alternance.

Donc dès le Renouveau Démocratique jusqu’à nos jours je crois que l’opposition à jouer son rôle. Faire une comparaison entre la manière dont fonctionnait l’opposition et aujourd’hui, je dirai qu’il y a une dynamique. Il faut accepter qu’il ait une dynamique. Car voilà un pays où tout le monde ne dit pas la même chose et ne s’emploie pas à applaudir d’une manière béate et dormante le danseur ou le chanteur. Il y a des forces qui pensent que nous avons des acquis que nous devons préserver ne serait-ce que pour  les générations à venir. Sur cette base je peux dire que notre politique et donc notre opposition marche. Et moi cette opposition depuis les années 90 jusqu’à ce jour, elle a fait son temps et continue de faire son temps et il faut la soutenir. 

Rbk L. En occident il est question de Droite et de Gauche. Pensez-vous que les réformes nous mèneront vers cette appellation ?

Guy M. Non! La notion de droite et de gauche, il faut comprendre…. Lorsqu’on parle de Droite et de Gauche, c’est d’abord des questions d’option. C’est-à-dire très souvent en Europe quand on dit que quelqu’un est de la Droite, il faut comprendre qu’il est un libéral, un capitaliste. Quand on dit qu’il est de la Gauche, on se réfère souvent au socialisme, au communisme. Chez nous aussi ça existe. La plupart des partis politiques chez nous portent un nom qui a une détonation sur l’idéologie politique du parti. Quand on prend le parti politique « Restaurer l’espoir », l’espoir qui va permettre de restaurer l’espérance pour que le mérite de l’espérance, vous  montre beaucoup plus de possibilité. Ce qui rentre forcément dans le cadre de quelqu’un qui invite ou excite à l’initiative. L’initiative, c’est naturellement le libéralisme ! Quand vous prenez par exemple notre devise c’est le «  libéralisme social ». Donc nous faisons la jonction de ces deux notions.
Ailleurs on aurait parlé d’un parti centriste ou quelque chose du genre. Et si c’est pour parler de Gauche ou de Droite, je dirai que nous sommes de la Gauche d’autant plus que nous sommes opposés à ce qui se fait actuellement. Ce qui se fait actuellement peut être qualifié de Capitalisme…
Pour me résumer, je vous dirai que Gauche-Droite, ça existe ailleurs, seulement que c’est un peu plus exacerbé que chez nous. Et chez nous, ça existe. Beaucoup de partis donnent des noms qui dénotent de l’idéologie de leurs partis politiques.

Rbk L. Qu’en est-il des lois sur les réformes partisanes à ce sujet, l’opposition y trouve-t-elle son compte ? 

Guy M. C’est une idée du bloc de la majorité parlementaire qui veux insérer une sorte de musellement, de rétrécissement de la vision politique, et de faire désormais que les partis politiques puissent appartenir qu’aux plus riches. Parce que s’il faut 130 membres fondateurs par commune, cela revient à 7600 membres fondateurs. Il faut pouvoir les aider à établir leurs dossiers et si chaque dossier vous revient à 10.000frcs, le calcul fait plus de 70 millions, donc c’est extraordinaire. Et si pour créer un parti politique il faut devoir avoir plus de 70 millions juste pour la création …( cela n’a rien à voir avec l’organisation du congrès), je crois qu’il y a à se poser des questions là-dessus.
Ces projets de lois, ça dépend dans quel sens ça se situe, je crois que c’est une violation même de l’esprit de notre Constitution. Je pense qu’on en a besoin. On peut se rabattre sur la Charte des partis politiques de 2003 et il suffit seulement de l’appliquer: parce que nous ne l’appliquons pas suffisamment. Nous condamnons qu’il y ait des partis politiques pléthoriques. Appliquons ces textes. Nous pouvons faire des relectures de ces textes et les appliquer. On verra qu’en réalité nous n’avons pas plus d’une quinzaine de partis politiques qui existent au Bénin. Et pour moi quand on dit que nous avons plus de 200 partis politiques, c’est un faux problème ; c’est un argument pour aller vers  une sorte de privatisation des partis politiques.  

Rbk L.  Qu'en est-il de l’engagement des Femmes dans les partis d’opposition ? On dit souvent qu’elles sont plus de la mouvance parce que n’appréciant pas les polémiques. 

Guy M. Non! Je pense que l’engagement des Femmes en politique est une affaire de sociologie et de l’histoire politique de notre pays. Les Femmes doivent pouvoir revoir cet état de chose et se mettre davantage dans une posture de personnes qui veulent prendre leurs responsabilités en matière politique. 

Rbk L. La peur y a son impact ?

C’est aussi une question d’option. Il n’y a pas que des Femmes qui aiment aller à la mouvance. C’est les humains qui aiment aller vers la facilité. Qu’ils soient des femmes ou des hommes, je pense que la mouvance aujourd’hui, sans lui jeter des pierres, beaucoup de personnes n’aiment pas là où il faut lutter pour sa propre vision des choses. Les êtres humains aiment plus souvent là où ça semble plus évoluer ou avancer. Je ne pense donc pas que cela soit fondamentalement une affaire de genre. 

Rbk L.Que pensez-vous des hommes politiques qui se font opposants à vie ?

Je pense que c’est une analyse. Et je ne pense pas que nous soyons dans une option d’opposant à vie. Je pense que nous avons un idéal pour notre pays. Et que c’est très difficile d’appartenir à une opposition. Vous ne direz pas que nous ressemblons à des masochistes c’est-à-dire les genres qui tirent plaisir de leur propre souffrance… Mais je crois que nous travaillons pour des valeurs et des principes. Et si ces valeurs et principes sont remis en cause de façon aussi prononcés c’est pour que nous puissions prendre position…. Nous travaillons pour avoir la chance de pouvoir changer les choses….  C’est ce à quoi nous nous employons. 

Merci He MITOKPE

Rébecca ADJINAKOU

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