La célébration de la littérature béninoise s'est tenue le 27 décembre dans les locaux de l'Hôtel Azalaï en présence des personnalités comme le ministre de la culture des arts et du tourisme, Jean-Michel ABIMBOLA, le Dr Koffi ATTEDE, l'honorable KOGBLEVI pour ne citer que ceux-là. Le Conte a retenu ici notre attention.
Les contes, récits assez courts d’aventures imaginaires ont marqué les générations toutes entières. Qu’ils soient contenus dans l’oral ou dans l’écrit leur pérennisation constitue un travail d’ordre crucial pour les amoureux de ce genre littéraire. Souvent dédiés aux enfants, les adultes peuvent toujours s’y approvisionner en distraction.
Pour la première édition de la célébration de la littérature béninoise, cinq catégories de genres littéraires sont retenues dont en particulier le conte. Une qualification qui révèle davantage l’importance des contes dans l’accroissement et la valorisation culturels des traditions, des valeurs endogènes aux générations futures. Car les expériences multiples ont fortement démontré que les réalités d’aujourd’hui deviendront si possible des contes pour les filiations à venir. De plus, sondés de près, les contes sont d’une manière quelconque les relais des griots d’entre temps.
Pour cette raison la gagnante du Grand Prix Conte de la célébration de la littérature béninoise, édition 2019, s’est montrée convaincante. Elle a émerveillé les membres du jury à travers son œuvre « Sitou et la rivière de la nudité ».
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| Lauréate du grand prix littéraire catégorie"Conte" |
Selon Anna B. DANGNIVO KOTY, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, avec les contes, il est question « de faire rêver les enfants et même les adultes ». Car si du moins la problématique de l’intérêt de la lecture est chose criarde de nos jours, la lauréate a tenu à préciser que « les enfants lisent quand on leur donne à lire ». Une manière d’apostropher discrètement les parents et enseignants aux tâches qui les incombent et auxquelles ils s’attèlent depuis des millénaires. Bravo !!!
Il faut rappeler que cette célébration est à sa première édition. Les critères assez rigoureux n’ont pas permis aux candidats des diverses catégories de bénéficier tous des différents lots en dépit de leur mérite. La grille de notation se basait sur trois critères. Le premier relatif au fond de l’œuvre, le second relatif à la forme et le dernier autour de la fabrication du livre. Si ces trois critères sont les bases de notation, le président du jury a tenu à mentionner que les différents genres littéraires n’ont pas été poinçonné de la même manière.
Des cinq catégories en lice à savoir : Conte, Nouvelles, Roman, Poésie et Théâtre, seuls trois genres se sont vus attribués des prix.
Une partie des raisons nous ait précisé dans l’interview réalisée par Esckil AGBO et Persis Kafui GUIVI à travers la plateforme Béninlivres.
Une partie des raisons nous ait précisé dans l’interview réalisée par Esckil AGBO et Persis Kafui GUIVI à travers la plateforme Béninlivres.
« JOURNALTES : Il y a eu un candidat qui est finaliste dans deux catégories : le roman et la nouvelle qui sont d’ailleurs des genres narratifs. Nous parlons de ROGER Ikor Agboho Glèlè. Celui-ci a gagné le 1er prix en Nouvelle ; donc excellent et curieusement son livre dans la catégorie roman a été rejeté comme les deux autres finalistes dans ladite catégorie. Cette fois-ci, il est donc nul. Comment expliquez-vous cela ?
FRDINAND N. C’est vous qui ajoutez les épithètes nul et excellent. Nous, nous n’avons pas parlé de nullité, nous n’avons pas parlé d’excellence. »
Pour la prochaine édition, écrire le Bénin ne serait donc pas uniquement , en Poésie « l’art d’aller à la ligne », ou en Roman l’art de juste écrire sans tenir compte de la forme ou du fond. Il serait au contraire un jumelage de tous les trois critères cités plus haut par le président du jury de cette première édition.
Les catégories poésie et roman devraient dès lors mieux miser leurs candidatures pour la deuxième édition.
Rbk Laureline





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