Fête de la Musique édition 2021 : "Nous avons besoin du label Bénin pour pouvoir exporter la musique béninoise", dixit Jean-Michel ABIMBOLA.
Ne nous demander pas pourquoi la fête de la musique cette année a été en différé. À cette question le Ministre du MTCA Jean-Michel ABIMBOLA a su bien répondre lors de l’interview accordée aux journalistes le 03 juillet à la salle rouge de Cotonou.
20 artistes étaient-ils à prester au cours de cette soirée aux mélodies entremêlées de l’ancienne, mi et nouvelle générations. Tantôt en liesse tantôt tout excitée, c’étaient en majorité les couleurs et tempéraments qui ont empli ladite soirée musicale. De Vano, Togbè à Sessimè, de Dibi dobo, Zeynab à Don Metok et de Nikanor, Faty à Sagbohan Dalialou l’ambiance était à son summun. Tout ceci se déroula avec une fébrile et honnête pensée de reconnaissance et de courage à l’orchestre Poly Rythmo. Etaient aussi présents des autorités telles Alain OROULA, Oswald Homeky, Sèdami FAGLA,…
Ci-joint pour vous les propos du Ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean-Michel ABIMBOLA. Il y fait ressortir le pourquoi de la célébration du 21 juin en « décalé », ses impressions de la soirée du 03 juillet et ses remerciement et appel aux divers acteurs privés susceptibles de porter haut et fort la musique béninoise car précisa-t-il : « ce n’est pas à l’Etat d’organiser des concerts… » Lisons plutôt. 👇
Jean-Michel AIMBOLA : « Nous avions lancé vous vous souvenez l’anthologie de la musique béninoise qui faisait l’histoire de 60 ans de musique béninoise. Donc 40 ans de fête de la musique certes, mais nous avons déjà fêté les 60 ans de la musique béninoise dernièrement : la musique moderne on va dire et tradi moderne béninoise sans oublier les musiques traditionnelles.
Donc aujourd’hui nous avons 20 artistes qui sont des artistes aimés de tous. Nous avons mélangé les générations : la très jeune génération pour les musiques urbaines avec leur style particulier, leur message particulier : mais, ce n’est pas à nous de censurer un artiste ; à force de leur montrer que le gouvernement, les institutionnelles sont à leur côté, ils vont certainement véhiculer des messages qui seront plus audibles pour les aînés, les anciens. C’est pour cela que nous avons mélangé les trois générations aujourd’hui. Vous avez la génération de POLY RYTHMO, des Manzor et la génération des Zynab et Sessimè. Nous avons véritablement eu une très belle scène et toutes les artistes béninois que nous avons eu aujourd’hui sont très talentueux.
Mais, je voudrais faire un appel surtout aux secteurs privés : aux producteurs, aux managers, aux agents. Nous avons besoin qu’il y ait une vraie économie culturelle et musicale. Ce n’est pas à l’Etat d’organiser des concerts. Nous le faisons parce qu’il faut effectivement que nous puissions offrir ces plaisirs aux populations et que nous puissions également montrer nos artistes. Mais j’en appelle aux producteurs et investisseurs. Je voudrais remercier quelques-uns qui font déjà beaucoup notamment monsieur Sidikou Karimou de Blue Diamond et également monsieur Ulrich Adjovi du Groupe Empire et d’autres aussi qui essaient de faire évoluer la musique béninoise. Nous avons besoin d’eux, nous avons besoin qu’ils portent nos artistes, nous avons besoin du label Bénin pour pouvoir exporter la musique béninoise.
Ce soir c’était un grand plaisir. J’espère que vous avez tous pris un grand plaisir. En tout cas moi j’en ai pris. Et j’espère que le public et les téléspectateurs également en auront pris».
Il faut tout de même notifier que le concert était en direct sur la télévision nationale ORTB.
Arrêt sur images de la soirée.
Rébecca ADJINAKOU












Commentaires