J'ai observé la foule
Je m'y suis vu
Je nous ai observé
Et un jour j'ai dit : " C'est possible. Je m'y lance ; je le ferai !"
D'aucuns l'ont fait sûrement avant moi. C'est tant mieux.
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| Rébecca ADJINAKOU |
Pourquoi ?
- Parce que la polygamie est une opportunité sociale qui vient résoudre un certains nombre de maux qui s'intensifient dans notre société.
D'autres diront que sous cet angle il n'est plus question d'amour, de sentiments... Eh bien, donnez-vous l'aubaine de voir au-delà de cette cogitation☺ .
Nous savons que les Femmes représentent à elles seules 52% de la population béninoise; et nous sommes conscients autant que nous sommes que notre société compte de plus en plus de familles monoparentales. Les causes sont multiples : grossesse non désirée, divorce, non reconnaissance d'un enfant par l'un des parents, mort, pour ne citer que celles-là.
Paradoxalement, jouxtant cette réalité, Dieu permet à certains hommes d'avoir le cœur assez "plein" pour s'amouracher de plus d'une femme.
Le Code de la Famille du Bénin ne reconnait que la Monogamie. Un texte qui dure depuis des décennies et personne ne s'est jusque-là ouvertement plainte (pour le peu que je sache).
Les femmes "Titulaires" savent en majorité que leurs Époux ont une Maîtresse, 2ème bureau ou Tchiza en dehors du ménage. Même si certaines 'Titulaires" se plaignent, trouver une solution concrète en étudiant le sujet au-delà de la monogamie n'a jamais été suscité pour l'obtention d'un début de réflexion aux solutions engageantes.
Pour elles, du moment où la Maîtresse reste dehors et qu'elles, les Titulaires, demeurent 'Maître' des lieux, elles peuvent se satisfaire et se contenter de cette réalité.
De telles réactions, à voir de près révèlent la nature intrinsèque du Béninois : une qualité en ce qui concerne le maintien de nos valeurs, mais un obstacle en ce qui concerne la résilience et une mise au point des lois aux réalités du siècle voire une réadaptation de la population.
Nous approuvons de même que ce sont les hommes, qui composent la couche de la population qui passe souvent de vis à trépas à cause des guerres (décèdent sur les champs de bataille). À cela s'ajoute les risques de métiers, les risques liés à l'infidélité : soucis, chantage,...
😃C'est à croire que c'est une situation qui stimule l'égo masculin, et pimente son adrénaline. Mais quoiqu'il en soit, il est un fait qu'une Femme (Titulaire ou Maîtresse) préfère son Époux/Amant vivant que gisant mort.
En aparté avec les hommes, quelques-uns d'entre eux admettent ne pas être officiellement polygames. Et pour cause, ils affirment que leur Femme (Épouse) n'oserait accepter une co-épouse.
Et pour réponse je dirai qu'à la Mairie, les 2 ont opté pour la monogamie.
Donc une telle réaction a toute sa légitimité.
Un nouveau regard par le législateur ?
Un tel sujet ne peut être soulevé sans inviter le législateur à quelques actes.
Réviser les clauses du Code la Famille actuel, permettre une reformulation nette et précise de ces textes, afin d'élargir la polygamie ou la monogamie au choix, sont des options. Et il peut même plus ...
- Une option qui fait ressurgir avec fougue la question liée aux composantes de la polygamie : polygynie et polyandrie.
Tout en sachant que nous sommes dans un contexte africain prônant l'égalité des sexes (droits), faire donc appel à la Sagesse du Législateur, qui saurait faire les bonnes analyses d'actualité, et trouver la ou les reformulation(s) pour une reforme adéquate de cette loi est l'option faite.
On irait même loin en affirmant que, dans la mesure où une semblable démarche serait soulevée par le Législateur, il revient à la population de reconsidérer le regard porté sur l'Amour du prochain en couple et même sur l'infidélité; comment consolider la société en partant de la base : la famille...
NB : Il n'est point question de moralisation !
Tout en sachant que nous sommes dans un contexte africain prônant l'égalité des sexes (droits), faire donc appel à la Sagesse du Législateur, qui saurait faire les bonnes analyses d'actualité, et trouver la ou les reformulation(s) pour une reforme adéquate de cette loi est l'option faite.
On irait même loin en affirmant que, dans la mesure où une semblable démarche serait soulevée par le Législateur, il revient à la population de reconsidérer le regard porté sur l'Amour du prochain en couple et même sur l'infidélité; comment consolider la société en partant de la base : la famille...
NB : Il n'est point question de moralisation !
Le pas doit être fait, le tabou levé et regarder avec une nouvelle approche, la Polygamie.
C'est le moment de nous poser des questions responsables au-delà des sujets d'héritage, de savoir si nous voulons laisser persister les familles monoparentales avec toutes les séquelles y afférentes (instabilité surtout au niveau de la famille: l'enfant), prôner l'infidélité des hommes tout en paradoxalement la décriant ? Où, voulons-nous nous donner la chance de consolider notre richesse familiale en optant pour une polygamie responsable et assumée vis à vis de la loi, de la Titulaire et de la Maîtresse aimée et de l'homme en question ? Une réflexion qui permettra peu soit-il un équilibre éducationnel des enfants (en faille à l'intrusion des smartphones dans les ménages utilisés à l'excès). Car il faut le préciser :
Nous sommes tous éphémères sur cette terre, rien n'est un acquis. Aussi le mari d'aujourd'hui que vous ne désirez point partager peut du jour au lendemain vous laisser pour une autre. Le vrai amour est celui qui partage, dit-on.
Nous sommes tous éphémères sur cette terre, rien n'est un acquis. Aussi le mari d'aujourd'hui que vous ne désirez point partager peut du jour au lendemain vous laisser pour une autre. Le vrai amour est celui qui partage, dit-on.
Acceptons de voir la Polygamie sous son meilleur jour. Permettons à ceux qui ont cette grandeur et ouverture d'esprit d'en jouir et créer une famille unie.
Car il est presque inconcevable à notre ère de promotion et d'égalité des droits que, par exemple l'enfant d'une concubine soit reconnu, et que la mère ne le soit point ( du moins si l'amour est la base de la venue de ce nouveau-né). Ce sont des sujets de réflexion sur lesquelles s'attarder. Et si une loi a été promulguée pour permettre à la femme de donner son nom à son enfant, et d'autres textes plus osés, adoptés, se pencher sur la Polygamie ne devrait pas être si envahissant ni "trop osée".
Quand à la question religieuse, permettez-nous d'en faire fi !
Alors,
Pour la Polygamie responsable, nous disons oui !
Pour les Femmes qui vivent des Amours dans l'ombre,
Pour ces Titulaires qui auront la grandeur d'esprit d'aborder le sujet autrement,
Pour ces hommes qui désirent honorer la Maîtresse, (Tchiza, le 2ème Bureau) qu'ils aiment,
Donnez-vous, la possibilité d'essayer !
Pour la polygamie responsable, disons tous Oui !
Rébecca ADJINAKOU






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