Ici, nous sommes à Akogbato. Un petit quartier village à Cotonou.
Akogbato est un quartier assez calme où l'atmosphère est paisible. Situé non loin de la mer, il bénéficie d'un vent doux et léger qui apaise les coeurs et fait bon vivre. Mais comme son nom l'indique, c'est un Ako et un Gba.
Qu'est-ce qui ne va pas?
Et cela ne justifie pas les conditions lamentables dans lesquelles se trouvent la population de ce quartier. Les déchets sont entassés un peu partout sans oublier que c'est un quartier non loin de la mer. Les enfants défèquent sur les dépotoirs. Donc on conclue l'absence de toilette dans les parages. Mais le comble, c'est qu'il y a des maisons bien construites à côtés de ces taudis. C'est pas tout ! Le meilleur reste à venir et c'est toute suite ! Il n'y a pas de distinction entre maisons et enclos d'élevages des animaux en particulier les cochons, moutons et les poules. Pas moyen de sortir sans piétiner les matières fécales de ces animaux. Dans le quartier pas de salubrité. Les enfants quittent leur domicile pour se satisfaire sur les tas d'ordures. Un vrai désastre. Et pour finir, l'amas de sable dans ce quartier ne facilite pas la circulation. Non seulement le temps de sortir de chez soi pour se rendre au carrefour diaspora est assez suffisant pour remblayer les chaussures de sable mais si jamais on disposait d'un engin, ce dernier se retrouve dans un état lamentable après quelques jours. Les maisons sont dans un état frôlant la misère. Un monsieur résidant dans les lieux depuis plus de 20 ans affirme que, l'espoir n'a depuis rien changé.
Des bienfaits à ne pas négliger
Akogbato dispose dorénavant d'une pharmacie, et des routes sont en voie de construction.
De belles maisons à louer sont en construction également.
Mais cela ne suffit pas. Il faut construire de belles choses dans des environnements saints. Non seulement les points de dépôt de déchets sont nombreux et incontrôlés mais aucune mesure n'est mise au point par le chef quartier pour permettre d'évacuer les déchets. Après échange avec les locataires de certaines maisons, l'envie de prendre des initiatives y est mais le doute persiste.
Les problèmes à résoudre :
En premier lieu, satisfaire la population en facilitant la bonne circulation via la réduction du sable dans la zone, secundo mettre en place une mesure d'assainissement de ce quartier qui ne dispose pas d'agents de retraits des déchets, et voir dans quelles mesures des sanitaires ou toilettes publiques peuvent être construites pour alléger les habitants du quartier. Tertio, discuter avec la population pour permettre la construction des enclos pour les animaux, les canaliser et empêcher à ce que ces derniers defèquent dans tous les sens. Interviewé, le chef quartier de Fidjrosse avait affirmé que les poubelles existent.
Des habitants de la ville ont avoués que jadis des mesures d'assainissement de ce genre ont été entreprises mais qu' à chaque fois, les résultats étaient décevant : soit les bacs disparaissent soit on en faisait aucun cas.
Retenons tout de même qu'ici, il est question de bac à ramassage de dechets et de dépôts de déchets. On n'en voit, n'en distingue point. Et vu que la communication sera de retour de la belle des manières, il est temps de passer des messages pour inculquer dans nos mentalités des leçons de vie commençant par la salubrité. Et disposer des bacs à dépôts de déchets dans tous les coins de rue pour que cela devienne une habitude. On ne peut pas assainir si les concernés n'ont aucune idée de la notion de salubrité. Il faut d'abord l'insérer dans les moeurs et c'est le rôle que doit jouer les médias de la place sans oublier de passer par l'implication des chefs quartiers.
Nous prions qu'un regard favorable soit porté sur ce quartier pour que d'ici un temps record l'on puisse remarquer le changement dans ce beau quartier pour qu'Akogbato ne soit plus *un village dans une ville*.
Nous prions qu'un regard favorable soit porté sur ce quartier pour que d'ici un temps record l'on puisse remarquer le changement dans ce beau quartier pour qu'Akogbato ne soit plus *un village dans une ville*.
Rébecca ADJINAKOU G.
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